Il y a quelques semaines, sur mon Facebook, je lâchais ce petit post
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Avec 2 mois de recul et toujours plus de nouvelles choses du côté de Poupette et BébéCha, cette petite phrase résume un peu mon quotidien (le tien aussi peut-être, ô toi honorable maman multipare)

Donc, pour résumer, voici comment j’en suis arrivée là : (situation vécue – non, ne riez pas)
– l’homme est au boulot. Bah oui, faut bien faire bouillir la marmite pendant que tu es en vacancescongé« repos » d’accouchement… En gros, que tu ne fais rien d’autre de tes journées (et de tes nuits, précisons-le au passage) que de donner des biberons, des bains, calmer des pleurs, changer des langes (et bodys atteints par le syndrôme ‘Fukushima’ de BébéCha) et faire faire des rots (je sais pas vous, mais moi j’ai connu des « vacances » plus passionnantes… ô mère indigne que je suis !)
– tout ça pour dire que tu es donc seule avec Poupette et BébéCha.

– Tu t’installes confortablement pour donner le bibi à la Deuz’ qui vient de se réveiller et te fait tout de suite comprendre qu’elle n’a plus rien dans l’estomac et qu’il est plus que temps que tu le remplisses (bah quoi, t’avais pas compris, Maman ?)

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(les magnifiques pantoufles, c’est cadeau!)

– la Prem’s choisit ce moment précis pour se prendre les pieds dans son vélo qui trônait au milieu du salon (c’est là que tu lâches cette petite phrase bien connue des parents : « je t’avais prévenue, Poupette !!! ») et hurle un strident « Mamaaaaaaaaaaan », suivi d’un non moins tonitruant « ouiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnn » « Poupette a maaaaaaaal » « re-ouiiiiiinnnnnnnnnn »

– OK. Tu extirpes (dévisses/arraches/enlèves) le bib de la bouche de la Deuz’  – tel Arthur qui enlèverait l’épée Excalibur de son socle – pour aller consoler la Prem’s. Non, d’abord la ramasser, car une Prem’s tombée par terre est une Prem’s qui reste par terre.
– La Deuz’ n’apprécie pas, forcément. Elle ajoute donc quelques décibels (tiens, Maman, c’est cadeau) dans l’ambiance familiale. Faut la comprendre aussi. Tu lui donnes son bibi, qu’elle tête goulûment (oui, la Deuz’ est une goulue, mais ça, je te l’expliquerai dans un autre article), et après ce qu’on pourrait qualifier de petit apéro, tu lui coupes les vivres ! Y’a de quoi hurler, on est d’accord.

– Entretemps la Prem’s s’est calmée, tu as donné THE bisou magique qui résout tous les maux de la terre, et elle vaque à d’autres occupations.

– Tu te réinstalles avec la Deuz’ (toujours autant affamée entretemps). Et là, dans un silence entrecoupé des petits bruits mignons qu’elle fait en têtant son biberon, la Prem’s se dresse devant toi, l’air déterminé et te lance un « Maman, Poupette doit faire caca ».

– Toi qui étais tellement fière que ta Prem’s soit « propre » si rapidement, tu te rappelles néanmoins les moments bénis où elle ne parlait pas constamment de son pipi et de son caca. Quand elle te dit ça, maintenant, tu dois tout laisser tomber. Obligé. Sauf que laisser tomber un bébé de quelques semaines n’est pas vraiment conseillé.

Voilà comment je me suis retrouvée à continuer à donner le biberon à la Deuz’ tout en aidant la Prem’s à s’installer sur le petit pot (et tout ce qui va avec). En même temps.

Je comprends mieux pourquoi on a 2 mains. Et parfois, une 3e ne serait pas du luxe.

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