A la naissance de Poupette, en 2012, la question du baptême ne s’est pas vraiment posée. Bien qu’ayant tous les deux suivi le parcours classique du parfait petit catholique (baptême-petite communion-communion solennelle-confirmation), de nombreuses raisons faisaient que notre « foi » en avait pris un coup. 

Du coup, PapaGirls et moi, on n’avait pas envie de faire entrer notre petite Poupette dans une communauté en laquelle nous ne croyions plus vraiment.

Oui, mais voilà.

La question s’est posée à nouveau quand est arrivée BébéCha.

Et plus encore depuis qu’on a inscrit Poupette dans une école catholique.

Alors on a revu notre position (bah oui, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis). Et on a pris contact avec la paroisse pour faire baptiser nos deux filles. D’une pierre, deux coups. Hop hop hop, un peu d’eau et c’est réglé.

[parenthèse sérieuse]
J’ai tout de suite été très claire sur mon choix. Je souhaitais leur laisser la porte ouverte pour la suite, quand, à l’école, on leur parlera immanquablement de Jésus, de communion et d’église/Eglise… Une porte ouverte, un chemin que je leur propose, mais qu’elles décideront de prendre – ou pas. Quelle que soit leur décision, quand elles seront en âge de faire ce choix, nous les soutiendrons ! Et à la maison, on sera là pour répondre à leurs questions, mais jamais pour leur parler pro-activement de Dieu, du Saint-Esprit ou de religion. Pour moi, baptiser mes filles, c’est m’engager à les guider dans leur vie en leur transmettant certaines valeurs qui nous ont nous-même guidés quand nous étions enfants : respect, confiance, solidarité, vérité, dignité, honnêteté… Et à ma grande surprise, j’ai été entendue et écoutée par le diacre qui nous a aidés à préparer cette célébration. Pas si obtus, finalement… Comme quoi. Je ne dis pas que j’ai revu ma position par rapport à de nombreux points d’interrogation dans ce qu’on pourrait appeler ma « foi », mais quand même. Enfin bref.
[fin de la parenthèse sérieuse]

Revenons à nos moutons. Tout était prévu, préparé, organisé, réglé comme sur du papier à musique (pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis légèrement maniaque de l’organisation, ce qui, avec 2 enfants de moins de 3 ans, est parfois utile et parfois… complètement utopique).

Donc :

  • La date : check. Une date choisie pile poil entre l’accouchement de la marraine de BébéCha et les 3 ans de Poupette (parce que figure-toi qu’après 3 ans, la cérémonie de baptême n’est plus pareille. Me demande pas ce qui change, j’en ai aucune idée. Mais il fallait ABSOLUMENT le faire avant le 31 octobre).
  • Le lieu : pas le choix. La vieille église de l’autre côté du village, celle en travaux (youpie, vive les échafaudages sur les photos) sur la place en travaux elle aussi (youpie, vive les places de parking en pénurie et la boue qui colle aux chaussures à talon).
  • Les parrains et marraines : choisis depuis un certain temps, forcément 🙂 Et bien choisis. Ils nous l’ont tous prouvé depuis la naissance des Girls (et je profite de cet article pour les remercier encore infiniment !)
  • Les robes : figure-toi que trouver une robe de « baptême » jolie et à prix raisonnable en plein mois d’octobre est aussi difficile que de retrouver la pièce manquante du puzzle Winnie de Poupette. Autant te dire : mission impossible. J’ai fait TOUS les magasins de Bruxelles (bon, ok, j’exagère un peu) et soit c’était trop kitsch, soit trop simple, soit trop léger, soit trop cher. Du coup, Poupette a porté la robe (marque Absorba) qu’elle avait mise l’an dernier pour le mariage du meilleur ami de PapaGirls avec la marraine de BébéCha (ça va, je ne t’ai pas perdu(e) en route ?). Et BébéCha a porté une robe que j’avais reçue pour sa grande soeur et que j’adorais (marque Noukies). Au final, elles ne pouvaient pas être plus belles, mes 2 chéries 🙂
  • Le carnet de messe : qui a inventé ce truc ? Non mais sérieux ? On peut pas se contenter d’écouter ce que dit le prêtre et de suivre ce qu’il demande de faire ? Se lever, chanter, se rasseoir, lire, allumer une bougie, réciter, baptiser… Simple, quoi. Bah non. Au cas où les personnes présentes ne savent pas à quoi s’attendre (un baptême, c’est un concept un peu compliqué apparemment), il faut TOUT expliquer dans un carnet de baptême. Avec la petite particularité que pour confectionner ce carnet, la paroisse te donne des textes et des exemples de carnets. Oui, elle te les donne. Mais pas par e-mail, vois-tu. Donc tu re-tapes TOUT à l’ordinateur. Désormais, je connais par coeur le déroulement d’une messe. L’évangile n’a plus aucun secret pour moi. La Renonciation au Mal est ma lecture du soir. Merci Seigneur Publisher.
  • La photographe : Aurélie, ma belle-soeurette, dite « Pol » (cherche pas à comprendre). Venue avec son mode automatique, mais sans son assistant Gossip (qui a manqué à Poupette).
  • Le repas fromages : commandé, livré, dévoré. Nickel.
  • La déco : j’avoue, je me suis pas foulée pour le thème, « l’automne ». De saison, quoi. Nappe bordeaux, serviettes grises et marron, imprimées effet « bois », copeaux de bois sur la nappe, feuilles d’automne, bougies hibou et hérisson. Simple, mais efficace.
  • La liste de cadeaux : comme tout le monde nous avait demandé ce qui ferait plaisir aux sisters, j’avais pris la peine de faire une liste de cadeaux : une draisienne Puky pour Poupette, un abonnement à L’Ecole des Loisirs, une participation à son abonnement de baby-dance… Pour BébéCha : un tricycle, une participation à ses futurs cours de bébé-nageur, un siège à mettre sur le vélo de Maman pour nos futures balades… Des cadeaux que je voulais utiles et familiaux ! (et elles ont été super gâtées !)
  • Les dragées : préparées dans le plus grand secret par les deux marraines… Juste au top ! Je pense qu’elles me connaissent bien … 😉
Jolies dragées préparées par les marraines !
Jolies dragées préparées par les marraines !

Voilà, tout était donc prêt. Ce qu’on n’avait pas prévu, c’était le 39,5°C affiché par Poupette depuis la veille. Hé ouais. Et une Poupette fiévreuse et malade est une Poupette trèèèèèèèèès fatiguée. Qui a juste besoin de calme, de câlins et de dodo, comme tous les enfants fiévreux et malades. Autant vous dire que c’était pas vraiment sa fête, à la Poupette. La pauvre, elle a vécu sa journée au rythme des doses de Perdolan et Nurofen, un peu en montagnes russes, avec des pics d’énergie et des moments d’apocalypse. A tel point que 30 minutes avant d’aller à l’église, face à notre Poupette en larmes et en état de faiblesse, on a failli tout annuler. Puis on s’est dit que peut-être, un miracle… Ouais. On aurait mieux fait de réciter nos prières un peu plus souvent.

Enfin, soit. C’est fait. Elles ont eu « de l’eau sur la tête », comme dirait Poupette. N’ont pas pleuré. Ont été super sages. Et ce qui n’a pas de prix : j’ai découvert la mine incrédule de BébéCha, dont les yeux disaient « mais qu’est-ce qu’il me fait ce monsieur avec sa longue robe blanche, maman ? » quand le prêtre a versé l’eau. Une drôle d’expression toute mignonne que je ne lui connaissais pas encore et qui, à elle seule, a fait que cette journée valait le coup !

 

 

 

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