A quoi reconnaît-on un parent d’enfants de moins de 4 ans en ce moment ? Facile. Ce type de parent se repère à des endroits stratégiques bien déterminés en cette belle période hivernale automnale. Tu as 3 solutions :

  • soit ils sortent de chez le médecin / pédiatre / hôpital (moins drôle) ;
  • soit ils sont partis faire un stock de Perdolan (Doliprane pour nos amis français) à la pharmacie du coin ;
  • soit ils sont scotchés-forcés chez eux à dégainer leurs armes (thermomètre, aérosol, suppositoires, flapules de sérum phy & cie) (entre parenthèses, rassure-moi : toi non plus tu ne connaissais pas l’existence des flapules de sérum phy avant de devenir parent, hein ?!)

bébé-fievre

En jeune maman de 2 enfants de 9 mois et 3 ans, je ne fais pas exception à la règle, tu l’auras compris. Depuis quelques semaines, on ne compte plus les médecins et on stocke les bouteilles de Perdolan en casier (ouais, j’exagère peut-être un chouïa). L’immunité de Poupette et BébéCha progresse. Lentement, mais sûrement. Et honnêtement, vivement le printemps (et vive les rimes en ‘an’).

Et comme mes filles sont originales et touche-à-tout, elles arrivent toujours à nous dégoter une nouvelle maladie. Avec une constance, tout de même : si maman aime les rimes en ‘an’, Poupette et BébéCha jouent la partition des rimes en « ite » (et sans mauvaise pensée, svp). On a donc testé pour vous en exclusivité : la bronchite, la bronchiolite, la laryngite, l’otite et la banale, mais néanmoins très recherchée rhino-pharyngite (tu sais, celle pour laquelle le pédiatre te dit « ah c’est une rhino-pharyngite, ma ptite dame. C’est viral. A part lui laver le nez au sérum phy, y’a rien à faire ! » haaaaaaaaa je la connais pas coeur cette phrase – et je la déteeeeeeeste !).

Et quand tu as une poulette chez la gardienne et l’autre à l’école, elles ont la décence et le souci pratique de ne pas ramener les mêmes microbes. Question de sortir du lot. Et de forcer Maman et Papa à bien se rappeler que le sirop rose, c’est le matin et le soir pour BébéCha et l’antibiotique, c’est le matin, le midi et le soir pour Poupette. Pas l’inverse.

L’avantage, c’est que quand une maladie est finie chez Poupette, tu sais que BébéCha va prendre le relais. Et l’inverse. C’est un peu (comme dirait l’autre) : « passe-moi la salade, je te donne la rhubarbe ». Donc, voyons le côté positif : tu as déjà la panoplie de médicaments nécessaires à la maison. Et comme tu commences à avoir un peu d’expérience (3 ans, quand même), tu parviens même à faire la différence entre « ça crépite » et « ça sifflote ». Tu fais donc tes pré-diagnostics toi-même. Tu évalues ainsi assez rapidement (avec une précision quasi mathématique) le nombre de nuits quasi blanches que tu passeras à les entendre tousser. Et au simple toucher du front des poulettes, tu parviens presque à évaluer leur température au dixième de degré près. Avec PapaGirls, on prend même parfois les paris (38,7 ? hummmm je pencherais plutôt pour 38,2. OK. Le plus proche a le droit de ne pas faire la vaisselle. Check). Ouais. On devient des spécialistes, je te dis !

Bon, pour rendre les choses encore plus palpitantes (et pour que Maman ait des choses à raconter à ses collègues le lundi matin – ou sur son blog), Poupette a même eu la bonne idée de développer une allergie à son antibiotique. Ce qui lui a valu d’être surnommée Peau-Rouge pendant quelques jours (pour qu’elle ne m’intente pas un procès à ses 18 ans, je lui (vous) épargne les photos).

Allez je vous laisse, c’est pas tout ça, mais avec une nuit qui risque d’être interrompue par les quintes de toux (grasse, donc glaires, donc crépitement, donc nez qui coule clair, donc rhino-pharyngite) de BébéCha, je prends un peu d’avance sur mon sommeil. Les microbes et maladies en -ite, on vous vaincra ! Mais pas ce soir. Ce soir, j’ai dodo (enfin, j’espère).

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