Avoir 2 enfants, c’est immanquablement faire des comparaisons. Des rapprochements et des différences. Même si on a juré-promis-craché que jamais de la vie on ne comparerait ces deux petits êtres si uniques, c’est en réalité impossible ! Mes 2 filles sont tellement différentes. Physiquement déjà. Et puis sur le plan du caractère, n’en parlons pas (enfin, pas aujourd’hui du moins… il faut que je me remette d’abord du pire week-end de ma vie de Maman, because of the BébéCha’s sale caractère).

Avoir 2 enfants, c’est aussi être 2 fois maman. Etre maman de 2 manières différentes. Il y a celle que j’étais quand j’étais maman d’une fille unique. Celle que je suis aujourd’hui, maman de 2 enfants. Et croyez-moi, j’en deviens parfois schizo, tellement je ne me reconnais pas ! En 3 ans, tout a changé. Bah oui, déjà, j’ai 3 ans d’expérience dans le job. Et puis j’en ai 2 maintenant. Tout est doublé. L’amour, les joies, les sourires, les moments câlins… mais aussi les larmes, les cris, les moments de découragement.

Une seule chose ne s’est pas doublée : le temps.

Le temps que je consacrais pleinement à Poupette, je ne peux pas le faire pour BébéCha.

Le temps que je consacrais pleinement à Poupette, je ne peux plus lui consacrer.

Etre maman de Poupette
Etre Maman de Poupette (2014)

Extrêmement frustrant, parfois. Mais c’est le lot de toute maman multipare ! Et après presque 1 an de pratique, je commence seulement à l’accepter. Accepter que je ne suis plus la même maman. Pas forcément meilleure, mais sûrement pas pire non plus. Simplement différente.

  • Beaucoup moins angoissée à la moindre toux, au petit nez qui coule ou au 38,5°C qui se pointe en début de week-end. Sur ce plan-là, les progrès sont considérables ! Là où j’appelais la pédiatre dès que Poupette avalait de travers, je suis plutôt cool (parfois même trop) sur les petites maladies de BébéCha… (ok, sauf ce week-end, j’avoue… j’y reviendrai peut-être quand j’en serai remise).
  • Plus speedée, sûrement. Parce que le matin, il faut que ça roule. Et le soir, on enchaîne. Du coup, je suis probablement aussi plus exigeante avec Poupette. Le positif, c’est qu’elle gagne beaucoup en autonomie.
  • Beaucoup plus détachée par rapport aux normes, aux courbes de croissance, au nombre de dents, aux progrès moteurs, à la quantité de légumes qu’il faut manger… Là où je pesais la viande pour Poupette, j’en suis très loin pour BébéCha (qui mange d’ailleurs quasi déjà comme nous, à presque 1 an).
  • Vraiment moins scotchée au babyphone. Ouhlà, j’ai fait des progrès énormes, si vous saviez. J’oublie même carrément de l’allumer !
  • Carrément moins accro aux forums bébé/maman. Ok, c’est vrai, j’ai aussi beaucoup moins de temps… Et puis j’ai un blog 🙂

    Etre maman de BébéCha en 2016 !
    Etre Maman de BébéCha (2016)

Finalement, l’arrivée de BébéCha a réinventé ma manière d’être maman. Et ce n’est pas pour me déplaire !

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