25 février 2015. Il y a un an.
Ce jour-là, un mercredi, il ne faisait pas très beau. Je me traînais dans ce 9e mois de grossesse, me demandant quand la petite sardine allait bien vouloir sortir.
Il faut dire que j’étais en arrêt à la maison depuis le 14 janvier, alors que mon terme était prévu le 4 mars. Trop de stress, de fatigue, de contractions. Besoin de calme et d’arrêter les trajets quotidiens en train vers la capitale. Trop risqué pour la sardine, qui avait envie de venir nous faire coucou un peu trop tôt.

Sauf que… 6 semaines plus tard, et le cap fatidique des 37 semaines dépassé, la petite sardine était toujours bien au chaud.
Et moi… je commençais à trouver le temps long. Surtout que, la sécurité sociale étant tellement bien faite en Belgique, chaque semaine de congé « maladie » prise dans les 6 semaines avant la naissance de l’enfant est décomptée du congé de maternité post-naissance. Autant vous dire que chaque jour que je passais sans elle dans mes bras me déchirait le coeur. Car je savais que mon congé de maternité allait se réduire à peau de chagrin… Je me consolais en me disant qu’elle était bien là où elle était… Mais j’avais tellement envie de la tenir dans mes bras !

Flash-back. Le lundi 23 février, j’avais fait un monitoring à l’hôpital. PapaGirls était là aussi. Un monitoring très étrange, durant lequel les sage-femmes sont venues vérifier plusieurs fois l’appareil, ont fait des annotations sur le résultat, se sont relayées… mais ne nous ont rien dit. A peine un « non, non c’est rien Madame. Juste un petit souci avec le capteur« . On hésitait entre inquiétude et confiance, puisqu’elles nous disaient qu’il « n’y avait rien de spécial », mais dans leurs yeux, on lisait qu’elles n’étaient pas sûres d’elles à 100 %. Bref, nous sommes sortis de ce monitoring avec plein de questions en tête, mais quand même rassurés d’avoir entendu le cœur de notre sardine pendant 1h. Mais aucune contraction, par contre…

Le rendez-vous avec la gynéco était programmé le mercredi 25, donc. On s’y rend, PapaGirls et moi, avec le résultat du monitoring enregistré 48h plus tôt. Et là, la gynéco n’est pas contente. Fâchée que les sage-femmes ne l’aient pas appelée durant mon monitoring du lundi. Parce que oui, il y a eu une anomalie de rythme cardiaque chez la petite sardine. Que la gynéco ne veut pas être alarmiste, elle n’est pas (trop) inquiète, mais qu’elle préfère quand même provoquer l’accouchement le lendemain. Elle nous laissait le choix, bien sûr. Mais on n’a pas hésité un seul instant, vous imaginez bien !

Je me souviens qu’elle a dû négocier âprement mon entrée à l’hôpital pour le déclenchement le jeudi 26. La maternité était quasi au complet ! Il faut croire que le week-end de la Pentecôte 2014 et ses tempêtes de grêle avaient eu un fameux impact sur la fertilité des femmes de la région 🙂

Et le rendez-vous fut pris. 26 février 2015, 8h. On avait rendez-vous avec toi.

On savait désormais que notre petite sardine, que nous surnommions affectueusement « Martine » depuis quelques mois (pour ne pas dévoiler son vrai prénom), viendrait agrandir notre famille le lendemain, le 26 février.

Ce déclenchement… un sentiment étrange pour nous qui avions vécu l’arrivée de Poupette par surprise avec 2 semaines d’avance.

Dernière photo de grossesse... il y a un an !
Dernière photo de grossesse… il y a un an !

J’étais remplie de sentiments partagés ce 25 février 2015:

  • inquiète par rapport à cette petite anomalie de rythme ;
  • rassurée de savoir qu’on serait bien prises en charge toutes les 2 ;
  • heureuse de te rencontrer bientôt ;
  • soulagée de pouvoir tout organiser, surtout pour Poupette ;
  • triste de voir cette 2e grossesse, la dernière, se terminer, même si elle ne fut pas toujours facile… J’ai tellement aimé te sentir bouger au creux de moi !

En sortant du rendez-vous avec la gynéco, on a décidé de garder le secret pour nous. Personne ne saurait rien, jusqu’à ce qu’elle soit dans nos bras. PapaGirls, qui devait aller travailler, a pris congé pour qu’on puisse passer cette dernière journée ensemble. Nous sommes allés chercher Poupette chez sa gardienne, et je me souviens qu’on s’est fait des pizzas maison. C’était notre dernière soirée à 3, on le savait. Et cette nuit-là, avant notre grande rencontre, on n’a pas beaucoup dormi…

Il y a un an.

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