Héééé mais qui voilà. Une revenante ! Oui, je sais, j’ai quelque peu déserté mon blog ces dernières semaines… Les raisons en sont multiples, mais pas envie de m’étaler là-dessus : entre maladies des girls, sorties, anniversaires, fatigue et boulot, il est parfois difficile de trouver le temps de bloguer, même quand l’envie est là ! (pour vous poser le tableau, une fois les girls au lit le soir, j’ai plutôt tendance à ronfler comme un camionneur qu’à dégainer l’ordinateur!).

Bref. Je vais quand même en dire un peu plus sur une des raisons qui m’ont occupée – et même préoccupée – ces derniers temps. Avec 1 mois de recul (et parce que tout est bien qui finit bien), je tiens vraiment à faire passer le message. Pour que cela ne se reproduise pas.

Pour contextualiser les choses : début mars, BébéCha a fait une otite perforée. Jusque-là (et même si c’est impressionnant ce qui peut sortir d’une si petite oreille), rien d’extraordinaire.

  • 2h d’attente aux urgences pédiatriques (oui, parce que BébéCha préfère percer son otite un dimanche matin hein. Aucun intérêt sinon).
  • Un diagnostic facilement posé (j’aurais pu le faire toute seule, tellement c’était évident)
  • Une prescription d’antibiotiques (si tu ne le savais pas, quand une otite est perforée ==>bactérie ==> antibiotique. Perso, je ne savais pas).

Antibiotique. Aïe. C’est là que ça coince. Amoxicilline, ma petite dame.

« Vous êtes sûre, docteur … ? Parce que j’y suis moi-même allergique et mon aînée a déjà fait une réaction suite à cet antibiotique… »
La réaction de la pédiatre fut sans appel : « Y’a pas d’hérédité dans les allergies, madame… et puis, de toute façon, il faut bien essayer pour savoir… »

OK. Elle connaît son métier. Elle doit savoir. Je fais confiance.

Direction pharmacie de garde. Et début du traitement pour BébéCha.

Les 3 premiers jours, nickel. Plus d’écoulement, plus de fièvre, appétit retrouvé, nuits calmes…

Jusqu’au jeudi matin. Quelques petits boutons sur le corps de BébéCha. Pas en relief, pas très nombreux. Je ne m’inquiète pas plus. « Une réaction au frottement de son body, à l’eau trop calcaire, peut-être… »

Sauf que.

Le jeudi après-midi, la gardienne de BébéCha m’envoie un sms « Qu’est-ce qu’elle a encore, la petite puce ? Couverte de boutons jusque dans les cheveux ! »

Ni une, ni deux. Je saute dans le train et je débarque chez notre médecin traitant.

Qui confirme une réaction allergique sans toutefois en être sûr à 100 % (la roséole faisait partie des possibilités).

Qui arrête le traitement antibiotique (quasi fini de toute façon).

Soulagement. Et amélioration considérable le vendredi et le samedi. Disparition des boutons sur le corps.

Jusqu’au dimanche soir.

J’ai vu mon bébé, en quelques heures, se transformer en peau-rouge. Des boutons rose vif, en relief, sur TOUT le corps. Du cuir chevelu aux orteils. BébéCha n’était qu’un bouton géant. Inutile de vous dire qu’elle en souffrait beaucoup. Qu’elle (et qu’on) n’a pas beaucoup dormi cette nuit-là. Qu’on ne savait plus quoi faire pour la soulager… Vous avez déjà connu ce sentiment d’impuissance, à 3h du matin… ? Un sentiment que je ne connaissais pas et que j’espère ne plus jamais ressentir… Un bébé brûlant dans les bras, fatigué, épuisé mais hurlant de douleur. Sa peau brûlait véritablement. Pas de fièvre, non ! Juste des boutons brûlants…

Ma petite Peau-Rouge endormie...
Ma petite Peau-Rouge endormie…

La pire nuit de notre courte vie de parents. Cette impossibilité de la soulager fut une véritable épreuve pour nous. Un Papa, une Maman, ça doit pouvoir soulager, consoler, calmer… Mais là on n’y arrivait pas. Elle ne comprenait pas. On pleurait tous les 3.

Le lundi matin, retour aux urgences évidemment. Où nous sommes reçus rapidement. Où la pédiatre nous annonce qu’elle a rarement vu ça (tu m’étonnes !). « Allergie, probablement. Il faudra tester pour en être sûr ! »

« Tester ? Vous rigolez ou quoi ? Mon instinct de Maman sait que c’est cette saloperie d’Amoxicilline qui a rendu ma fille comme ça… Et vous en doutez ? »

Prise de sang pour une BébéCha très courageuse… avec un papa en or, car la fatigue, la colère et la peur au ventre, j’ai eu du mal à gérer la situation.

Dose de cortisone, prescription d’anti-histaminique. Pommade pour soulager localement.

« Ça va passer en quelques jours, Madame. Mais ça peut revenir par vagues, pendant 1 mois ! »

« Quoi ? 1 mois ?!? 1 mois de souffrances pour mon bébé ? Tout ça à cause d’un antibiotique ?!? »

Comment une substance censée soigner nos enfants peut leur donner autant de souffrances ? Pourquoi n’ai-je pas insisté auprès de cette pédiatre, lors de l’otite, quand j’ai entendu « amoxicilline » ? » Je m’en veux tellement, a posteriori… On aurait pu lui éviter de souffrir plusieurs jours durant…

<3

En une semaine, les boutons ont disparu, heureusement. Et ne sont plus revenus. Autant vous dire que depuis lors, sa pédiatre a inscrit en rouge ALLERGIE à l’AMOXICILLINE dans son dossier.

Et que plus jamais un flacon de cette saleté ne passera le seuil de ma maison.

Précision : il est évident que je ne veux pas être alarmiste et que pour la plupart des enfants, la prise de ce médicament se passe sans heurts. Mais si je peux éviter à une seule maman de se sentir coupable. A un seul bébé de souffrir de ces picotements douloureux. Alors je n’aurai pas écrit cet article pour rien.

N’hésitez pas à le partager. Parce qu’autant le savoir…

 

(et promis, mon prochain article sera beaucoup plus léger !!! 🙂 )

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