Comme une envie de s’échapper, de tout quitter, de tout planter. De se retrouver, rien que tous les 4, d’en profiter, de laisser derrière nous le stress du boulot, les conférences, les échéances, les changements d’horaire, les crises à répétition, la fatigue de la fin d’année scolaire, les voisins et leurs coqs-qui-chantent-à-4h-du-mat-toutes-les-nuits, les obligations… juste TOUT envoyer VALSER.

Sur un coup de tête. Aller voir la mer.

Et ne plus penser à rien. S’oxygéner de l’air iodé. Redécouvrir le plaisir d’être à 4. Observer les insectes dans les herbes, écouter les grenouilles croasser, remplir le seau, faire un château de sable, apprendre à faire voler un cerf-volant, vider le seau, manger une glace et s’en mettre partout, remplir le seau, se lancer dans les vagues, se tartiner de crème solaire, chercher des coquillages, vider le seau, enfourcher les vélos, tomber parfois, mais rire aussi beaucoup. Et puis, re-remplir le seau…. 🙂

3 jours à 3h de chez nous, au bord de la mer. Hors du temps, hors du quotidien. Une décision prise sur un coup de tête, mais tellement nécessaire au final. Ces 3 jours nous ont fait tellement de bien qu’ils en ont paru 10 !

Arrêter le temps et sortir de la routine du quotidien, c’est vital pour nous. On vit tous les 4 le quotidien à temps plein. Et pendant 3 jours, on a vécu à temps suspendu.

On s’est rendu compte avec fierté et bonheur que nos filles grandissent tellement.

Et on a pris le temps. On s’est posé pour les observer…

Poupette qui écrit les prénoms dans le sable, mange des moules et veut rouler à vélo « sans les petites roues ».

Chacha qui dort dans un lit de grande, ne porte quasi plus de langes et fait des phrases complètes.

Ces pauses font grandir notre famille !

Ce n’est pas la première fois que j’écris un article comme celui-là, sur le fait d’arrêter le temps pour les regarder grandir. Chaque fois, ces pauses sont salutaires, sont révélatrices aussi. De notre mode de vie, de sa frénésie, du rythme auquel on vit et qu’on impose immanquablement à nos enfants. Des choix que l’on fait et de ceux qu’on ne fait pas. Du rapport paradoxal qu’on entretient avec le quotidien. Dans lequel on se réfugie beaucoup, car il rassure. Mais duquel on a parfois tellement besoin de s’échapper aussi !

Bref, tu comprendras peut-être, à travers ces quelques mots et ces quelques photos, combien j’ai savouré ces moments… et je décompte les jours jusqu’aux prochains moments volés !

Si tu es parent, je n’ai qu’un conseil à te donner en ce 28 juin… les vacances sont à nos portes. Alors suspends le temps et pose-toi pour les regarder grandir !

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