S’il y a bien une chose qui a considérablement changé depuis que je suis maman, c’est ma manne à linge. Ou plutôt, devrais-je dire, mes mannes à linge. Constamment remplies, j’ai l’impression qu’elles me narguent à chaque fois que je les croise, sournoises, l’œil goguenard, semblant me chuchoter tout doucement (oui, les mannes à linge ne crient pas comme les enfants, elles chuchotent. Mais n’en sont pas moins exigeantes – et sacrément casse-bonbons) : « hé, il serait pas temps que tu t’occupes de nous, là ? ».

Combien de lessives ai-je faites depuis que je suis maman ?

Des centaines, des milliers peut-être. Toutes semblables et toutes différentes.

Avant la naissance de bébé, les lessives ont une jolie odeur de savon de Marseille.

On lave les petits bodies trop choux, les pyjamas tout doux, les doudous soigneusement choisis, le linge de lit assorti à la décoration de la chambre et tout ce qui – de près ou de loin – sera bientôt amené à toucher la peau si délicate de ce petit être qui grandit en nous.
A ce moment-là de la vie de maman, la lessive a un petit goût de bonheur et d’impatience. Oh oui. C’est trop choupi tous ces petits bodies mini qui sèchent là dans le jardin 🙂

Mais le rapport à Madame Machine à laver et Mademoiselle Manne à linge va vite changer.

Une fois bébé arrivé, les lessives se succèdent quasi au même rythme que les tétées/biberons.

Incroyable ce que ces toutes petites choses peuvent consommer comme vêtements. Il y a les bodies savamment ruinés par les cacas explosivo-atomico-débordants. Et puis (et j’ai eu 2 spécialistes en la matière), les pyjamas arrosés de vomito-régurgitations – odeur de lait caillé, bonjour ! (tu ne me manques pas du tout, mon pépère).
Mais ce n’est pas tout. Car le poupon est sournois, lui aussi. Il ne ruine pas que ses vêtements à lui.

Ô toi, parent qui, au moment de – *partir bosser – conduire le grand à l’école – faire les courses – aller au resto (*biffer la mention inutile) a senti le petit liquide chaud couler le long de ton épaule, et repéré la grosse tâche de lait au milieu de ton t-shirt, je sais que tu me comprendras !

Quand ce n’est pas le drap (des parents bien sûr, car c’est beaucoup plus drôle), les housses des coussins du salon, ou même carrément le canapé en tissu (petit conseil
d’ami : même si c’est le vieux canapé de mémé et qu’il n’est pas assorti à la nouvelle déco design du salon, je vous conseille de garder celui en cuir tant que la phase vomito est en cours – beaucoup plus facile à laver !).

Et si c’est THE doudou qui est victime, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, ta machine tournera et virevoltera face à un bambin mi-inquiet, mi-impatient de voir s’arrêter cette danse infernale emportant son bien le plus précieux.

Quand ils grandissent, on s’imagine qu’on va enfin voir le fond de Monsieur Bac à Linge Sale

Que nenni, ma petite dame. Tu te fourres le doigt dans l’œil et bien profond. Car une fois à l’école, il y a les sauts dans les flaques, les bols de soupe renversés, les tabliers de peinture qui ne tiennent pas le choc… j’en passe et des meilleurs !

Et ne me demandez pas comment ni pourquoi… j’ai une grande spécialiste du genou-de-pantalon-tout-sale. A croire parfois qu’en fait, de la classe à la cour de récré en passant par le réfectoire, elle passe sa journée à genoux.

Et puis il y a la phase tant redoutée de l’apprentissage de la propreté

Cette phase n’a pas vraiment eu d’incidence sur mes mannes à linge du temps de Poupette. Mais avec Chacha, les machines de petites culottes douteuses sont devenues notre spécialité. Trempage, prélavage, lavage, essorage.

Et quand c’est fini, on recommence, comme une petite musique lancinante qui ne nous quitte plus et qui remplit quotidiennement, à gauche, le bac à linge sale et à droite, la manne à linge propre. Sur lesquels le principe des vases communicants (un qui se vide et l’autre qui se remplit) ne fonctionne pas. Ils sont TOUJOURS remplis, l’un et l’autre.

D’ailleurs, chez nous, il y a constamment une manne de linge propre qui attend d’être rangée, une autre qui attend d’être repassée, une machine qui tourne et un bac à linge sale qui attend d’être lavé. (et moi je suis en train d’écrire pour mon blog.., NARMOL. Le sens des priorités, tu connais ?)

Mais bon, il paraît que c’est normal. Et quelque chose me dit qu’avec la Deuz à l’école et la Prem’s bientôt aux nutons, je ne suis toujours pas prête à voir le fond de la manne à linge.

Rassurez-moi, pleeeeeaase… c’est aussi comme ça chez vous ?

Cet article a été écrit avec l’aimable soutien de Miele, Calgon, Dash, Le Chat, Bosch, Philips, de mon fer à repasser tout vieux ET – last but not least – de ma lessive Home Made 🙂

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