Elle aura 2 ans et demi dans 16 jours et elle entre à l’école 6 jours plus tard.  Je dis « entrer », oui… et pas « rentrer ». Poupette vivra une « rentrée » ce 1er septembre, mais pour Chacha, il s’agira d’une véritable « entrée ». Et dans la cour des grands et des petits, elle sera probablement la plus mini, du haut de ses 2 ans, 6 mois et 6 jours…

Je ne peux pas m’empêcher de me demander si elle est prête

En Belgique, il est de tradition d’entrer à l’école dès les 2 ans et demi, même si ce demi-anniversaire arrive en cours d’année scolaire. Mais Chacha n’entre pas en cours d’année, elle. Elle va vivre son entrée un jour de rentrée, un 1er septembre. Elle me paraît si petite… est-ce parce que c’est la deuxième ? Ou parce qu’on a une relation fusionnelle et parfois irrationnelle, toutes les 2 ? Parce qu’elle est ma dernière et qu’elle sera toujours un peu mon bébé… ?

L’école maternelle porte quand même un drôle de nom

Il est paradoxal, ce nom ! C’est l’école qui coupe un petit peu plus le cordon maternel, oui… Aujourd’hui, je suis la maman anxieuse de la laisser partir, celle qui n’a pas envie de la voir grandir, celle qui la garderait encore un petit peu pour elle, juste pour le plaisir de la regarder, de la respirer, de la câliner, de me shooter à son sourire, à ses mimiques et sa manière unique de me regarder et de me faire craquer.

Je suis la maman qui se demande si elle sera propre (on y est pour le pipi, mais pour le caca, je pose mon joker), si elle va pleurer en me voyant partir, si elle va trouver sa place dans cette classe, dans cette grande cour de récréation où des dizaines d’enfants bien plus grands qu’elle l’entoureront chaque jour. Je me pose mille et une questions sur sa capacité d’adaptation et d’attention, sur ses grands besoins de sieste qui ne seront plus comblés comme ils le sont actuellement. J’en suis même à l’entraîner à ouvrir sa boîte à tartines et sa gourde seule, pour être sûre qu’elle mange et qu’elle boive 🙂 #mamananxieusebonjour

Et pourtant…

J’ai confiance en elle, en moi, en nous. J’ai hâte, même. J’ai déjà vécu une « entrée », avec Poupette… qui s’était très bien passée, d’ailleurs. Un enfant n’est pas l’autre, je ne le sais que trop bien avec mes filles. C’est peut-être pour ça que je ressens un certain stress. Elle réagira peut-être différemment. Ou peut-être pas.

Mais l’environnement est le même, la maîtresse sera la même, et surtout : l’école ne lui est pas inconnue ! Elle est bien plus préparée que sa sœur ne l’était, finalement… Elle met son cartable sur le dos chaque matin, y glisse son doudou et sa gourde. Elle est demandeuse. D’histoires, de bricolages, d’activités, de chants. Elle est curieuse de tout et a de plus en plus de besoins qu’on ne peut plus combler, ni nous, ni sa nounou. Depuis quelques semaines, elle récite même les poèmes de la fête des mères et de la fête des pères, à force de les entendre avec sa grande sœur ! Elle a besoin de nouvelles aventures et de nouveaux horizons, à nous de lui montrer qu’elle peut se lancer sur ce nouveau chemin en toute confiance.

Et puis d’ailleurs, elle sera là, sa grande sœur !

Protectrice et attentive, Poupette sera là. Avantage considérable pour le deuxième de la fratrie ! Et petit pansement sur mon angoisse maternelle.

Alors le 1er septembre, vers 8h45, quand je ferai « au revoir » de la main, comme des dizaines d’autres parents, devant la fenêtre aux rideaux Roi Lion, je sais déjà que mes yeux piqueront et que mon cœur se serrera. D’anxiété, mais surtout de fierté. Celle de voir mes 2 grandes filles à l’école, désormais.

(et forcément, je vous raconte tout ça le 2 🙂 )

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