Son entrée à l’école, mes angoisses, son impatience et ma fierté, j’en ai parlé ici et sur le blog et sur les réseaux. Et vous êtes nombreuses à m’avoir demandé comment s’était effectivement passée cette entrée à l’école et comment ma grande sensible au fort caractère appréhendait les choses depuis lors… Je n’avais pas encore écrit d’article à ce sujet, je voulais laisser passer un peu de temps, pour que les choses se mettent doucement en place. Après un mois, je pense qu’on est en droit de dresser un premier petit bilan !

Le 1er septembre, une rentrée de rêve

La Deuz’ était impatiente d’entrer à l’école. Il faut dire qu’elle connaissait très bien les lieux, grâce à sa grande sœur. Elle avait choisi son cartable et dit « au revoir » à sa Nounou. Elle connaissait déjà depuis longtemps le nom de sa maîtresse.

Pour autant, c’est le cœur serré (et en même temps rempli de fierté) que j’ai mis un pied dans la cour de l’école, le 1er septembre vers 8h20. La Deuz’ dans les bras, accrochée à moi. Une manière de regarder les choses avec une certaine hauteur, d’évaluer ce qui se passe et de jauger les risques. Elle a découvert le porte-manteau à son prénom dans le couloir, juste à côté des 3 copains qui, comme elle, entraient en classe d’accueil en ce 1er septembre.

Pas très rassurée et toujours dans nos bras, elle est entrée en classe… Et là, le miracle s’est produit. Qu’y avait-il sur la table d’atelier ? De la PLASTICINE. Plus rien d’autre n’existait… 🙂 Si école = plasticine, la vie est belle (et l’école, c’est trop bien !). Nous sommes donc partis le cœur léger, avec un gros bisou de la miss, qui continuait à observer autour d’elle tout en faisant des petites-boulettes-vertes-qui-vont-coller-à-la-semelle-des-chaussures-mais-tant-pis.

A midi, quand nous sommes allés la chercher, elle était tout sourire. « L’école, c’est chouette. Madame « Téphanie » est gentille ! Et mes copains s’appellent ‘les enfants’ ! ».
Et pas d’accident en plus. Une rentrée de rêve, donc…

Les 2e et 3e jours, traditionnellement toujours plus difficiles

Toutes les maîtresses et les institutrices en maternelle vous le diront : ce n’est pas le jour de la rentrée le plus difficile, mais le deuxième et le troisième jour. Et ça, on le savait aussi. Ces 2 matins-là se sont passés dans les larmes, pas des larmes de tristesse, de colère, de résignation ou de peur, non. Mais des larmes de groupe, des larmes d’imitation. « Si les autres pleurent, je pleurerais bien aussi tiens ». On avait le cœur un peu gros de la laisser, mais en même temps, on savait que ses pleurs s’arrêtaient une fois que nous avions passé la porte.

Depuis son 4e jour d’école, il n’y a plus jamais eu de pleurs.

Par contre, la Deuz’ a joué aux montagnes russes au niveau propreté, la rentrée étant suivie par une grosse régression. Mais ce sera probablement le sujet d’un autre article 🙂

Après 4 semaines, une grosse rhino-pharyngite commune à (quasi) toute la classe, quelques dîners tartine et des siestes à l’école, de belles peintures, des livres à la bibliothèque, des cours de gym, des copains garçons et des copains filles dont elle mélange les prénoms, une après-midi à la garderie, un cartable qui a déjà changé (fashion victim), un oubli de doudou, des nouvelles expressions, des bobos dans la cour de récré, une Madame qu’elle adore, un sourire scotché dès qu’on arrive en classe, des chansons, des histoires… (et de la PLASTICINE bien sûr), on peut aujourd’hui dire que notre petite fille est une vraie écolière, heureuse et bien dans ses baskets ! Elle a tellement grandi en un mois… et le meilleur reste à venir !

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