Impossible de passer à côté… et ce, depuis déjà plusieurs semaines ! Les catalogues de jouets envahissent les boîtes aux lettres, les gentils écoliers apprennent des chansons à sa gloire et les vilains parents le brandissent sous forme de chantage… Dans 2 semaines précisément, nous fêterons Saint-Nicolas !Pour ceux qui me suivent Outre-Quiévrain, situons les choses une fois : Saint-Nicolas, c’est comme le Père Noël, mais en Belgique (et dans l’Est de la France entre autres). On le fête le 6 décembre et c’est le Saint Patron des écoliers. Raison pour laquelle il apporte des bonbons et des jouets à tous ceux qui sont sages. Et d’ailleurs, si je ne m’abuse, Coca-Cola a copié Saint-Nicolas pour créer de toutes pièces ce bon vieux Père Noël (qui apporte aussi des cadeaux en Belgique… oui, nos mômes sont gâtés, nos portefeuilles un peu moins !).

Et donc, comme des milliers d’autres petits belges (ça marche aussi avec le Père Noël pour les petits français), mes filles attendent impatiemment la venue du grand saint. Si c’est encore un peu abstrait pour la Deuz qui n’a que 2 ans et demi, la Prem’s est à l’âge où elle y croit dur comme fer : elle a fait sa liste de cadeaux, envoyé sa lettre et lui a préparé des dessins… Ce qui ne manque pas de susciter des questions chez la mère torturée que je suis…

Pas plus tard que cet après-midi, je lui ai dit que c’était pas beau de mentir.

Pourtant c’est exactement ce qu’on fait. On entretient tous un gros mensonge envers nos enfants, finalement… Et le jour J, quand leurs yeux brillent à la vue des cadeaux et qu’ils remercient Saint-Nicolas, je peux concevoir que certains parents ne se sentent pas « reconnus » dans leur rôle, dans l’écoute et la réponse qu’ils donnent aux besoins et aux envies de leurs enfants.

Ou bien on adopte une autre manière de voir les choses : fêter Saint-Nicolas, c’est faire vivre un mythe un peu mystérieux, un peu magique, assez régressif et qui rend les enfants heureux !

Après tout, Saint-Nicolas, c’est aussi le symbole du cadeau soigneusement choisi, qui fait plaisir à l’autre, sans rien attendre en retour

Rien que pour ce symbole, j’ai envie de laisser mes filles y croire. Leur laisser un peu de la magie propre à l’enfance et entretenir un joli mystère qu’elles auront tout le temps de percer.

Par contre, je n’entretiendrai plus le secret à partir du moment où elles se poseront (et nous poseront) des questions. J’espère que Poupette y croira encore un peu (on me dit dans l’oreillette que vers 6-7 ans, ça commence à douter), mais je sais déjà que nous l’amènerons à réfléchir sur ce grand secret, le jour où elle le mettra en doute.

Ce jour-là, elle fera encore un peu plus partie du monde des grands, là où on perd un peu de magie et d’innocence. On a envie de lui laisser encore un peu le temps…

Et vous, vous les laissez croire à Saint-Nicolas et/ou au Père Noël ? Ou vous considérez que c’est leur mentir ? Quelle que soit votre position, je serais curieuse de l’entendre !

Source photo en avant : http://www.nu.nl

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