Nous sommes de grands habitués de la mer. Et plus particulièrement de la Bretagne, ces dernières années. Il faut dire qu’avec 2 enfants en bas âge, la Bretagne est vraiment une destination rêvée. Pas loin de la Belgique, pas trop chaud, de quoi visiter (mais pas trop) et surtout, de quoi nager et faire des châteaux de sable.

Oui, mais voilà.

Poussés par un vent de changement (et par nos amis), nous avons délaissé cet été nos plages bretonnes, les crêpes de blé noir et les homards pour la montagne, le reblochon et les chalets en bois !

Des vacances que nous ne sommes pas près d’oublier, tant elles furent géniales. Il y avait la présence de nos amis bien sûr, mais aussi de somptueux paysages, de la bonne bouffe, des balades ressourçantes et une piscine à la résidence (ce qui est un véritable plus, surtout avec les enfants).

La montagne, les filles la connaissaient déjà car nous allons régulièrement voir nos amis en Suisse, mais toujours hors saison. Du coup, les véritables grandes vacances en montagne l’été, c’était une grande première pour notre famille.

AVANT les vacances : préparer le terrain (pas difficile, vu l’envie de prendre l’air qu’avait toute la famille !)

On leur a expliqué qu’il n’y aurait pas de plage, pas de sable, mais une piscine, des rivières et des lacs. Dès qu’elles entendent « piscine », elles sont acquises à votre cause, donc pas de souci de ce point de vue là. Et comme elles savaient qu’elles auraient en plus leur copine, c’était que du bonus 🙂

PENDANT les vacances : adapter et varier les activités

Les vacances avec des enfants, ce n’est pas (toujours) reposant, je ne vous apprendrai rien en vous disant ça. Surtout quand ils sont encore « petits » et réclament beaucoup d’attention.
Au fil des années, on voit nos filles devenir de plus en plus autonomes et indépendantes, elles jouent beaucoup ensemble et nous sollicitent moins. Mais la montagne a ses particularités (dont l’altitude, forcément) dont il faut tenir compte!

Altitude : comme les filles sont plus grandes, on peut monter aisément jusqu’au-delà de 2.000 m. Notre logement se situait à environ 1.300 m d’altitude. Au départ, le truc est de monter progressivement (le trajet en voiture le permettait) et de les faire boire beaucoup durant la montée, pour éviter que la pression ne s’installe dans les oreilles (surtout pour notre Deuz’ coutumière des otites). Durant le séjour, nous sommes montés en télécabine jusqu’à 1.500 m, toujours en les faisant boire/déglutir beaucoup, la montée étant rapide, même si nous n’allions pas très haut. J’avais déjà lu que certains enfants supportaient mal l’altitude ; heureusement pas de souci chez nous.

Température et soleil : le soleil peut « taper » très fort en montagne, déjà parce qu’on est plus haut et que certains paysages reflètent ses rayons. Il est donc hyper important de se protéger (crème solaire 50+, chapeau, lunettes et eau à volonté !). Cet été est particulièrement clément, toutefois il est bon de prévoir aussi des vêtements de pluie/froid, car le temps en montagne est capricieux et peut vite changer. La preuve, nous avons eu une journée de pluie et des températures qui ont chuté à 12°C !

Promenades : c’était le point qui nous faisait peur avant de partir. Je ne sais pas chez vous, mais nos filles ne sont pas de grandes marcheuses, surtout la Deuz qui est du genre scotchée à sa poussette dès qu’elle le peut. Sauf qu’en montagne, difficile de prendre la poussette. Et plus question pour nous de la porter dans un sac à dos. Elle allait donc devoir marcher.
Mais on n’est pas fous, non plus. Le but n’était pas d’aller faire 15 km de grande randonnée en haute montagne, mais de leur faire découvrir de nouveaux paysages, si possible en faisant en sorte qu’elles ne se rendent pas compte qu’elles marchent 🙂

On a donc commencé par une balade le long d’une rivière, à la recherche d’une cascade. Déjà, il y avait un but, ce qui les motivait. On s’était renseignés sur la longueur, la difficulté, le dénivelé. C’est important pour ne pas s’embarquer dans des promenades trop longues ou trop difficiles pour leurs petites jambes. Les offices de tourisme se font généralement un plaisir de vous renseigner sur les promenades familiales et accessibles aux (jeunes) enfants. N’hésitez pas à pousser leur porte !

Faire des pauses durant la balade, manger un biscuit, chercher une fleur rose ou une jaune, ramasser un bâton ou un caillou, faire un défi « photos », tremper ses mains dans la rivière… le maître-mot, dans les promenades, c’est : les OCCUPER et VARIER, pour leur faire oublier qu’elles marchent ! Et en cas de crise de colère à coups de « j’ai plus envie de marcher », on avait toujours deux JOKERS à sortir (oui, je sais, le chantage, c’est pas joli. Et les principes d’éducation n’ont pas pris la même télécabine que nous) :

  • le Joker PISCINE : « allez, si tu marches jusqu’au bout, on ira à la piscine en rentrant » ! #badmother
  • le Joker « OK, tu viens un peu sur mes épaules ? » #dosencompote

C’est ainsi que quelques jours plus tard, on a pu se lancer dans une balade à une plus haute altitude, après avoir pris la télécabine. Et là j’avoue qu’on s’était mal renseignés, car il n’y avait pas de coin d’ombre. Ce fut donc plus compliqué pour elles, ce qui est compréhensible. Mais elles ont été émerveillées par les paysages (et la télécabine, of course!).

A noter : pour les enfants comme pour les adultes, la marche nécessite un bon équipement, et ça commence par les chaussures, évidemment. Assurez-vous avant de partir que vos enfants soient suffisamment ‘à l’aise’ dans leurs bottines de marche. Qu’elles soient bien serrées (mais pas trop non plus) pour éviter les accidents. Sans oublier de bonnes chaussettes pour qu’il n’y ait pas de frottement (aïe les cloques!).

CONCLUSION : les vacances d’été à la montagne avec les enfants, c’est vraiment génial !

Au fond, je le savais déjà bien sûr. Mais en grands habitués des plages bretonnes, je vous avoue qu’on s’est quand même posé la question de savoir si elles allaient autant s’amuser sans château de sable et barbotage dans les vaguelettes. Et la réponse est oui, bien évidemment. On est tout autant ravis de nos vacances à la montagne. C’est différent, mais tout aussi ressourçant et dépaysant. Du coup, pourquoi pas alterner : une année la mer, une année la montagne… Varier les plaisirs, aussi bien pour les adultes que pour les enfants (et aussi les plaisirs gustatifs 🙂 )

Ou alors, on combine les 2 ? On rêve de leur faire découvrir la Corse l’an prochain… alors qui sait !?!

 

Publicités