Chaque année, je me pose la question. Chaque première quinzaine de septembre est compliquée. Pleine d’émotions et de paradoxes. On apprécie que les vacances soient enfin terminées (9 semaines à occuper/faire garder les enfants, c’est loooooong) et en même temps, on les regrette déjà… On aime qu’une certaine routine se réinstalle, mais l’imprévu nous manque… C’est le septembre du rythme et des paradoxes !

On voit nos enfants passer dans une classe supérieure, mais on sait qu’il n’y a rien de mieux que des vacances en famille pour les regarder grandir !

J’ai ressenti particulièrement ce que j’appelle « le paradoxe de septembre » cette année, car j’étais à 100 % avec les Girls depuis le 15 août. Ce qu’on a vécu ces dernières semaines à leur contact était tellement fort ! Elles sont à l’école toute l’année, mais c’est quand nous sommes en vacances ensemble que je mesure à quel point elles grandissent et elles progressent. Et que je savoure ces moments comme des petits bonbons acidulés.

Oui, j’étais fière et soulagée de les voir pousser la grille de l’école le 1er septembre. Et l’instant d’après, je regrettais déjà. J’aurais voulu remonter le temps et me retrouver le 30 juin. Quand tout était encore possible. Quand on savait que les vacances allaient nous permettre de nous retrouver, sans contrainte de temps, sans réveil, sans boîte à tartines à préparer, sans cette impression d’être des parents-taxis, sans manteau perdu, sans course contre la montre pour arriver à l’heure à l’école. Quand la seule préoccupation du jour était de savoir si on allait mettre une jupe ou une robe (que Maman laisse choisir, en plus!) ; quand la seule question qui se posait était de savoir si on allait dans la piscine ou faire un tour à vélo.

On arrive tout doucement à la mi-septembre et je commence seulement à accepter que la routine ait repris ses droits.

Une nouvelle routine, où l’on inclut désormais aussi les devoirs ! Bientôt la reprise de la natation, des mouvements de jeunesse. Heureusement que tout est progressif, ça permet de reprendre en douceur… et d’apprendre aussi à gérer le trop-plein d’énergie de la Prem’s après l’école (rester assise et concentrée toute une journée, ça change la vie !).

C’est aussi le retour de notre ami l’agenda-qui-laisse-peu-de-place-à-l’imprévu. Celui qui rythme les levers et les couchers de semaine en semaine, en fonction de l’horaire de PapaGirls et des réunions de Maman, avec l’aide ô combien précieuse des grands-parents.

Elles continuent à grandir, mais je suis frustrée de ne pas pouvoir prendre tout le temps dont j’ai besoin pour les regarder pousser.

Il y a le quotidien qui reprend ses droits, les papiers à compléter, les réunions de parents, les repas à préparer, les bains à donner. Le rythme et la routine sont tout autant nécessaires que difficiles à vivre.

Mes filles, je les vois désormais 3h par jour, tout au plus. Alors je défie et je nargue ces 6 prochaines semaines en me disant que bientôt, je me shooterai à nouveau de petits bonbons acidulés, ceux qui me permettent de prendre le temps de les regarder grandir.

 

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