Depuis que j’ai reçu ma liseuse (et encore plus pendant les vacances, puisque j’en ai beaucoup plus le temps), je dévore des romans comme rarement je l’ai fait avant… Il faut dire que j’en ai tellement lu durant mes études que la cadence ne pouvait que se réduire une fois dans la vie professionnelle (et encore plus quand les filles sont arrivées) !

Bref, ce n’est que depuis quelques mois que je lis à nouveau avec passion et plaisir. Le fait d’avoir constamment à portée de mains des milliers de romans me fait l’effet d’un petit enfant dans un magasin de jouets ou de bonbons ! Je ne sais plus où regarder, je prends le temps d’analyser et de lire les avis avant de choisir le prochain roman à dévorer.

Agnès Ledig est une auteure que j’ai découverte récemment

J’ai lu et été bouleversée par « Juste avant le bonheur », il y a quelques mois. Du coup, je garde précieusement ses autres romans dans mes listes d’envie, pour ne pas tous les dévorer d’un seul coup. Car l’attente est délicieuse 🙂

C’est donc avec fébrilité et impatience que j’ai entamé « Marie d’en-haut », l’un de ses premiers romans, pour ne plus le quitter.

En résumé

Marie est une jeune agricultrice en montagne qui sait ce qu’elle veut (et ne veut pas), elle a un fort caractère et est très indépendante. Olivier est un officier de gendarmerie qui a vécu une enfance très difficile. Il vit, il survit, il n’espère plus vraiment grand-chose de la vie. Antoine est le meilleur ami de Marie. Il est très protecteur avec elle, et les sentiments qui sont très forts entre ces deux-là sont aussi très ambigus. Et enfin il y a Suzie, la fille de Marie. Le rayon de soleil de leur vie, le rayon de soleil du roman aussi !

Agnès Ledig met en scène des personnages que la vie n’a pas épargnés. Des écorchés vifs au bon cœur, mais aux sentiments blessés, qui se sont forgés une carapace au fil de leur vie. C’est en tout cas le fil rouge que je vois dans les 2 romans que j’ai lus de cette auteure. Des destins roués de coups à la découverte du bonheur auprès des autres, les personnages évoluent ensemble tout au long du roman, tantôt en se rapprochant, tantôt en s’opposant. Ils pourraient être vous, votre cousine ou votre voisin.

Leurs destins et leurs histoires s’entremêlent. Ils fonctionnent en vases communicants et puisent chacun de la force dans les autres, quand ils vont moins bien. Au final, ils arrivent à se créer chacun un nouveau destin… parfois totalement différent, parfois dans la continuité.

Mon avis : *****

« Marie d’en-haut » fait partie de mes coups de cœur de ces derniers mois, voire peut-être de ces dernières années. Agnès Ledig a un don pour décrire le quotidien et le rendre vivant, au sens propre comme au sens figuré. Ses personnages sont simples et attachants. Même si on ne s’y identifie pas forcément (et ce n’est pas le but), on s’y attache vite. Je n’ai eu aucun mal à « entrer » dans le livre. Par contre, j’ai eu de la peine à tourner la dernière page. J’ai eu presque envie de connaître la suite de leurs histoires et de leurs aventures. Elle a une écriture « juste » sans tomber dans le pathos. Elle arrive à aborder des sujets et des émotions difficiles (mort, maladie, viol, enfance malheureuse) dans une écriture fraîche et emplie de sensibilité.
Last but not least, le cadre est rustique et sympathique : une ferme dans la montagne. Ce choix de lieu n’est pas anodin, la ferme et l’aspect campagne/montagne jouant un vrai rôle dans l’histoire.

Bref, je vous le recommande si vous voulez passer un bon moment de lecture, hors du temps et du train-train de la vie quotidienne. C’est une petite pépite à savourer sans modération !

 

 

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