Cette phrase représentative de la contradiction familiale

Est-ce qu’en tant que Maman (ou Papa), il y a une phrase que vous dites à vos enfants plusieurs fois par jour ? Genre, des dizaines de fois ? Vous êtes-vous déjà donné la peine d’y prêter attention et de compter le nombre de fois que vous vous répétez ? Faites-le, c’est une expérience trèèèèès enrichissante.

Et chez les Girls comme dans de nombreux autres foyers (faits vérifiés à de multiples reprises), la phrase qu’on répète plusieurs fois par jour est…… SUSPENSE……

« Mets tes pantoufles ! » suivie de « Mets-tes-pantoufles-c’est-la-quinzième-fois-que-je-le-dis(-bordel) ! »

Mon Bon-Papa, très sévère dans ses principes éducatifs, disait toujours : « si c’est la deuxième fois que tu le demandes, c’est déjà une fois de trop ! ». De là où il est, il doit souvent lever les yeux au ciel en me voyant sans cesse répéter cette petite phrase.

Mais pourquoi finalement ? Pourquoi diable les enfants, dès qu’il savent marcher et sont donc en âge d’enfiler des chaussures ou des pantoufles, prennent-ils un malin plaisir à se défaire de ces dernières dès que l’occasion se présente ? Oui je sais que la méthode Montessori-bienveillante-freestyle préconise de leur apprendre à marcher pieds nus. Je sais. Mais dois-je rappeler que mes deux filles ont marché à plus de 18 mois ? Ce qui suppose 2 hivers pieds nus ? Alors oui, mais non, hein. Pas folle la guêpe. Elles ont eu des pantoufles même avant de savoir marcher, et puis c’est tout.

Et depuis lors, c’est une triste constatation : mes filles ne restent JAMAIS plus de 10 minutes d’affilée avec les pantoufles aux pieds.

J’ai déjà tout essayé : chaussons souples, rigides, chauds, légers, à scratch, roses, avec élastiques, à paillettes, estampillés Mickey ou Reine des Neiges que je leur laisse choisir… (oui, Brantano et Chausséa ont triplé leurs bénéfices grâce à moi) : rien n’y fait ! C’est donc des dizaines de fois par jour que je leur répète « mets tes pantoufles ! » suivi de « Mais ouiiiiii c’est obligé, sinon tu vas (encore) attraper un rhume ! ».

Phrase impérative (il porte quand même bien son nom, ce temps) à laquelle la réponse a été récemment implacable « Mais Maman, on peut pas attraper un rhume par les pieds ! » Certes. Un point pour la Prem’s.

Ce qui m’amène à me questionner moi-même en fait… et si cette histoire de pantoufles aux pieds ne servait pas à calmer mes propres angoisses de mère, finalement ?

(ton bienveillant et mode « catastrophe » activé) « Tu vois ma chérie, les chaussettes, ça glisse et donc il ne faudra pas 5 minutes pour que je dégaine l’arnica pour soigner la bosse que tu vas te faire en dérapant et en te prenant le coin de la table. Et puis les pieds nus, c’est froid sur le carrelage de la maison, et quand on a froid, on ne se sent pas bien (et on attrape un rhume. Oui je persiste et signe, Maman a toujours raison, tu verras). (ton de moins en moins bienveillant) Et enfin, les chaussettes, c’est toi qui les laves quand elles seront toutes noires ? Non, hein. C’est Maman. Donc tu mets tes pantoufles. CQFD. »

Tu les mets parce que ça calme les angoisses de Maman, en fait. Et puis surtout, tu ne prends pas exemple sur elle. Parce que les grandes personnes ont le droit de ne pas mettre leurs pantoufles. En tout cas, Maman, oui.

pantoufles

 

*** copyright photo : http://www.stannah.be ***
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13 réflexions sur “Cette phrase représentative de la contradiction familiale

  1. On m’a tellement traumatisée quand j’étais petite avec ces histoires de pantoufles que je me suis jurée de ne pas faire la même chose à mes enfants. Qui ne portent donc pas de pantoufles – ce qui ne serait pas gênant si cela n’avait pas entrainé déjà trois visites aux urgences (deux coupures au pied et une glissade sur le parquet suite à une partie de cache-cache en chaussettes, rien de grave au final mais toujours galère). Du coup, je pense revoir ma philosophie concernant les pantoufles…

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    1. Moi qui pensais revoir ma sévérité relative aux pantoufles, tes expériences me mettent le doute… Mais bon, au final, j’ai quand même un peu lâché la bride ces derniers temps, et constaté qu’elles avaient quand même souvent spontanément mis leurs pantoufles en fait ! 🙂

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  2. J’ai craqué à force de répéter encore et encore cette fichue phrase à mes trois loustics. Et depuis 2 ans maintenant, je ne leur achète plus de pantoufles. Quand il fait beau, c’est pieds nus, sinon en chaussettes de tous les jours, les mois plus froids. Alors certes, les chaussettes usent un peu plus vite mais en même temps vu la vitesse où ils grandissent, ça n’occasionne pas plus de dépenses. Et je me soulage de cette petite phrase énervante… Qui a été remplacé par : « Moins fort le son de la console!!! » (le triste sort d’être la seule fille dans une maison de trois mini geeks et de leur papa geek).

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  3. ton article me fait beaucoup rire, car chez une de mes soeurs, c’est la tyrannie des pantoufles alors que chez nous, c’est le règne des pieds-nus (l’anarchie, quoi)… Et à chaque fois, on a droit à la question : « Mais vous n’avez pas de pantoufles ? comment faites-vous ? »
    il faut dire qu’on habite en appartement, eux en maison. Mais ça m’amuse toujours, car quand ils viennent, ils emmènent toujours leurs pantoufles avec eux !

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    1. Là où on va en vacances en Suisse, c’est pantoufles ou chaussons obligatoires à l’entrée pour toute personne qui entre dans le chalet. Je ne suis pas si extrême… ça me fait toujours sourire de les voir tous en pantoufles (et mes filles qui enlèvent les leurs) 🙂

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  4. Mes parents ont essayé pendant 20 longues années de me faire adopter des pantoufles. Sans aucun résultat. Ma mère avait même mis du gros scotch autour pour que je ne les enlève pas. Chez moi, c’est le règne des chaussettes. Mes parents essaient désespérément de faire porter des chaussons à mes fils, sans succès. Une bataille qui transcende les générations. Je vais finir par croire que c’est un gène qui se transmet ou pas 😉

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    1. Le scotch c’est vache quand même, je n’irai pas jusque-là ! Mais ça doit être un gêne, en effet. J’ai le souvenir d’avoir souvent entendu cette phrase à la maison, quand j’était petite, autant envers moi qu’envers mon frère.

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