Vous vous souvenez de mon dernier (ok, c’était aussi mon premier) article « On a testé pour vous » ? Je vous avais parlé des vacances avec les enfants, plus particulièrement des vacances avec 2 enfants de moins de 3 ans (dont une qui avait 5 mois, un sacré caractère et une bronchite). Des vacances folkloriques, sportives, pas toujours reposantes, mais qui s’étaient globalement bien passées. Tellement que je vous avais dit qu’on allait remettre ça (oui, nous, quand on aime, on ne compte pas hein !).

Et bien, c’est fait. Après la mer, la montagne. Pas de jaloux comme ça. Bye bye plage, homard, bigorneaux et cerfs-volants. Bonjour vaches, marmottes, cimes enneigées et raclette. Ces deuxièmes vacances avec les 2 Girls se sont également très bien passées. Folkloriques, sportives, pas toujours reposantes (tiens, j’ai déjà lu ça quelque part ?), mais qui se sont globalement bien passées.

Globalement : adverbe. Synonyme : « dans l’ensemble », « en majeure partie ».

Tu sens tout de suite que derrière ce seul mot se cachent beaucoup de choses. Et tu as raison ! Il y a donc eu l’ensemble des vacances : folkloriques, spor… (ok je sors). Et puis ces petits instants, ces minuscules détails que tu retiendras toute ta vie, ces moments qui se sont moyennement bien passés – voire qui étaient carrément à oublier aussi vite que la dernière gastro familiale – j’ai nommé : le trajet retour de BébéCha !!!

BébéCha a du caractère, on le savait déjà :

  • Rester dans le Maxi-Cosi pour aller se promener en poussette. No way. Tout le monde peut voir tout ce qui se passe, et moi, rien. Ca m’emmerde royalement et je le fais comprendre au moyen de mes petites cordes vocales.
  • Rester sur le tapis de jeu pendant que tout le monde se met à table ? Tu rigoles ou quoi ? Tout le monde s’empiffre pendant que moi je dois me contenter de tuter la patte de mon doudou ou de mordiller mon hochet en plastique qui fait pouic-pouic ? Hé, les adultes, faut pas pousser BébéCha dans les orties, hein ! Et vas-y que je réactive bien comme il faut mes petites cordes vocales, 364884 sur l’échelle de l’énervement parental. Zen, restons zen.
  • Il y a eu aussi la variante ‘rester dans ma poussette sagement au restaurant’. Là aussi : Tu peux te brosser, Maman. Moi je digère ma purée de brocolis toute mixée, pendant que toi tu t’enfiles un moules-frites ? Non mais ho. Tu veux que j’arrête de te briser les tympans (et – accessoirement – de te filer la honte dans le resto) ? Prends-moi sur tes genoux, y’aura pas de problème (et au passage, j’essaierais bien de choper une petite frite ou deux).

Tu l’auras compris : ce que BébéCha veut, c’est être au centre de ce qui se passe partout, tout le temps. De préférence dans les bras. Et surtout, ne pas en perdre une miette (au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs).

Mais là où BébéCha nous a montré toute l’étendue de ses possibilités, le meilleur du pire de son caractère de sfhli/!filz**JFKJSd**jvcb!!qq*cdkj, ce fut sur la route du trajet retour. Pour mémoire, montagnes suisses –> Maison des Girls = 850 km. 10h. Et presque autant au bord de la crise de nerfs.

Les débuts ont été plutôt cool, augurant d’un merveilleux trajet retour, à l’image du trajet aller, où on n’a quasi pas entendu BébéCha, même pendant l’heure d’embouteillages en pleine heure de midi. On pensait donc avoir traversé le pire, sans le moindre dommage collatéral. Que nenni. On a vite déchanté.

BébéCha dort de temps en temps en voiture. Mais pas trop longtemps hein. Il ne faut surtout rien rater de ce qui se passe (autrement dit, dans une voiture qui roule à 120 km/h sur autoroute pendant des heures : absolument rien – mais ça, du haut de ses 6 mois, BébéCha ne le sait pas). Une fois éveillée, BébéCha s’est transformée en bébé hurleur, balançant tout ce que je pouvais lui proposer : doudou, écharpe de maman, hochet pouic-pouic, Sophie la Girafe… Rien ne trouvait grâce à ses yeux. Alors on s’énerve, on attend, on se dit qu’elle finira bien par se fatiguer et se rendormir. Sauf que non. Elle te fait croire qu’elle se rendort, et elle hurle de plus belle. Ses moments bénis : les pauses, évidemment (les bras, les genoux de maman, voir tout ce qui se passe autour : le rêve quoi !). Mais une fois qu’elle entrevoit l’ombre du canopi de son Maxi-Cosi, elle se transforme en briseuse de tympans professionnelle.

le moment béni des pauses !
le moment béni des pauses !

(pendant ce temps, on n’en parle pas, mais la Poupette est absolument extra en voiture : un vrai bonheur – ça compense)

Jusqu’à ce que PapaGirls, légèrement excédé, me fixe un ultimatum : « Bon, maintenant tu trouves un moyen de la calmer. Je dois être concentré pour conduire à 120km/h sur autoroute avec mon cruise control, alors soit elle se tait, soit je vous sors toutes les deux ». OK. C’était clair. Je connais bien PapaGirls, il ne rigole pas. Je me voyais déjà sur le bord de l’autoroute à 150 km de chez moi, mon bébé hurleur dans les bras. Il fallait que je donne mes dernières forces dans cette bataille. Et surtout que je trouve l’idée miracle. Je me suis donc transformée en contorsionniste professionnelle (imagine : place passager avant vs Maxi-cosi dos à la route place passager arrière droite)…

  • Chanter (en choeur avec Poupette en plus) : #fail
  • Lui caresser doucement le visage : #fail
  • Lui parler pour la rassurer : #fail

Alors que j’allais déclarer forfait pour cause de « à court d’idées », je me suis mise à souffler doucement sur ses petits cheveux, à intervalles réguliers. Oui, souffler. Pffffff. Pffffff. Pfffff.

Elle s’est endormie en 30 secondes. Véridique. Authentique. Attesté devant témoins (PapaGirls et Poupette).

Il nous restait alors 1h de route.

Tout ça pour vous dire que… on ne repartira pas tout de suite en vacances à 800 km. Oooh que non !

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