La semaine dernière, Poupette, 3 ans et demi pour quelques jours encore, est partie en classes vertes avec sa classe.
Oui, en classes vertes. 3 jours. 2 nuits. A 3 ans ! Et encore, elle faisait partie des plus grands, vu qu’elle est en 2e maternelle… ces classes vertes s’adressaient aux classes d’Accueil, 1re et 2e maternelle ! Donc dès 2 ans et demi !

J’ai entendu et lu beaucoup de réactions sur ce départ en classes vertes, sur mes réseaux sociaux et en live. Des réactions positives, et d’autres plus « stressées » (« quoi ? tu la laisses partir ??? »). L’occasion de faire un petit article pour vous raconter comment cela s’est passé 🙂

Une formidable aventure pour une petite fille
L’école de Poupette se veut ouverte vers l’extérieur et permet aux enfants de vivre de chouettes expériences dès le plus jeune âge. Un an sur deux, toute l’école part en voyage ! Du plus petit au plus grand, ils ont tous la possibilité de partir ! Personnellement, je trouve cela génial. Les plus petits (Accueil, 1re et 2e maternelle) sont donc partis en classes vertes dans un « village d’indiens », à +/- 1h de route de la maison. Les « moyens » (de la 3e maternelle à la 4e primaire) sont également partis en classes vertes 3 jours et 2 nuits le mois dernier. Et les grands (5e et 6e primaires) partiront quant à eux en classes de neige début 2017.

Alors oui, c’est vrai que partir avec sa classe et son institutrice à même pas 4 ans, c’est tôt ! Peu d’écoles tentent le challenge, je pense. Mais nous avons considéré ce mini séjour comme une formidable chance pour elle, et une expérience inoubliable. L’occasion de vivre en collectivité, d’acquérir plus d’autonomie, de créer ou de renforcer des amitiés naissantes… Et depuis le temps que ces institutrices relèvent ce formidable défi, c’est que tout se passe bien. Sinon, elles ne le feraient plus…

Bien préparer l’enfant
Depuis le début de l’année, l’institutrice prépare les enfants à ces classes vertes, par des histoires, des bricolages… De notre côté, nous avons aussi « préparé » Poupette, bien sûr. En lui expliquant ce qui allait se passer, qu’il n’y aurait pas de bibi au petit déjeuner le matin, qu’elle allait déjeuner, dîner, goûter, souper et dormir au pays des Indiens, avec ses copains, qu’elle allait dormir dans un sac de couchage. Qu’elle allait prendre le bus pour y aller.

Probablement que le séjour du mois dernier en Suisse, seule avec ses grands-parents, a été une bonne préparation, aussi bien pour elle que pour nous ! Et de manière générale, Poupette a été habituée, dès le plus jeune âge, à aller dormir ailleurs sans nous (chez ses grands-parents essentiellement). Ça aide…

Le jour du départ
Entre impatience, excitation et un peu d’appréhension (bah oui, quand même), nous avons vu la date du départ arriver. Arrivée à l’école, Poupette a immédiatement lancé ses copines sur la chanson « Le bus, le bus, le bus ! » preuve – si nous en avions encore besoin – que la demoiselle avait complètement intégré le fait qu’elle partait à l’aventure.

Elle est donc montée dans le bus, tout sourire, au premier rang derrière le chauffeur. De grands « au revoir », pas de larme. Une Poupette ravie.

Des nouvelles quotidiennes (mais comment faisait-on avant ?)
En tant que parents, nous avons pu suivre les aventures de nos loulous sur la page Facebook de l’école. Les institutrices et accompagnants y ont posté quelques photos, et expliqué ce que vivaient les enfants, à travers quelques messages publiés chaque jour.
Personnellement, il n’en fallait pas plus pour que l’on soit rassurés. On a ainsi appris qu’ils étaient bien arrivés, qu’ils jouaient aux chercheurs d’or, qu’ils bricolaient un collier d’indien, qu’ils étaient tous au lit sans pleurs…

Pas de place pour l’improvisation
img_0381Dans ses consignes avant le départ, l’institutrice n’avait rien laissé au hasard : 3 sacs en plastique dans la valise remplis d’une tenue pour chaque jour, des étiquettes de couleur pour les jours, un sac de rechange, un sac de linge sale. Et il a fallu TOUT étiqueter. Du pantalon à la chaussette, en passant par la brosse à dents et les petites culottes (c-mon-étiquette m’a sauvé la vie !).

 

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La boîte à bisous et ses trésors

Quelques jours avant le départ, Poupette était rentrée de l’école avec une boîte à bisous, que j’ai pu remplir de petites surprises et de photos. Nous avons également laissé à l’institutrice une enveloppe pré-timbrée avec notre adresse, pour qu’elle puisse nous envoyer un petit courrier. Et le jour du départ, nous avons laissé à l’institutrice une carte de notre part, qu’elle allait pouvoir lui lire en temps voulu.

 

 

Quelques semaines avant le départ, nous avons également rempli sa fiche « marchand de sable », en y notant tous les rituels de Poupette au moment du dodo (doudou, lange, qualité du sommeil, attitude à adopter si elle se réveille, fait un cauchemar…). Rassurant !

Le retour
3 jours, 2 dodos… cela passe tellement vite (et quel luxe de n’avoir qu’un enfant à la maison !!!). Mais je dois bien avouer que je trépignais d’impatience des heures avant son retour (prévu à 16h). Et que j’étais sur place à 15h45 🙂 J’ai donc vu arriver le bus, de loin. Avec une Poupette toujours au premier rang, et toujours avec le sourire ! Elle s’est jetée dans mes bras, on était tellement contentes de se retrouver !

Bon, la première chose qu’elle m’a dite, c’est « Tu sais, Maman, dans le bus, il y a une TV !!! ». Elle a le sens des priorités, cette petite.

Au fil des jours, elle nous a beaucoup raconté ce qu’elle a vécu. Elle garde aussi une part de mystère sur certains aspects. Et c’est tant mieux. C’est SON expérience. Un jalon de plus dans la « construction » de cette formidable petite fille !

Crédit du dessin à la une : http://www.vosquestionsdeparents.fr
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