Ce blog est l’endroit où je parle de notre vie quotidienne, de mes états d’âme de maman, de mes soirées apocalyptiques et de mes moments magiques. De ma vie de maman active aussi, entre le foyer et le boulot à temps plein. Mais il y a un autre aspect important dans notre vie dont je n’ai jamais vraiment parlé… Vous l’aurez peut-être compris si vous lisez attentivement tous mes articles : notre vie est entre autres rythmée par le job de PapaGirls.

Sans entrer dans les détails de sa vie professionnelle – il a un travail souvent ingrat, mais tellement nécessaire – la particularité de son travail est qu’il est nécessairement exercé « à horaires décalés » ou, comme on dit souvent, « à pauses ». Ce qui signifie qu’il bosse régulièrement le soir, la nuit et les week-ends. Et pour corser les choses, il n’y a aucune régularité, souvent des heures sup’ et des changements de dernière minute.

Heureusement, il reçoit son horaire environ 2 mois à l’avance. C’est beaucoup et peu à la fois. Cela nous oblige à nous organiser, à programmer, à déléguer. Avec des enfants, il n’y a pas (ou peu) de place à l’improvisation au quotidien. Encore moins quand l’un des parents n’est pas toujours là.

Entendons-nous bien : je ne considère pas cet horaire décalé de PapaGirls comme une charge ou un inconvénient. D’abord parce que j’ai toujours connu cette manière de vivre, dès qu’on s’est installés ensemble, PapaGirls et moi. Forcément, ça aide. C’est donc en toute connaissance de cause qu’on a décidé de faire un enfant, puis un deuxième. Je savais dès le départ que notre vie de famille allait se développer selon un certain rythme, pas forcément « traditionnel ». 5 ans après la naissance de notre première fille, je peux en tirer quelques enseignements qui – je l’espère humblement – pourraient aider quelques parents dans mon cas.

1. A moyen/long terme, tout réside dans la planification

Dès que PapaGirls reçoit son horaire, il me le communique. J’en dispose en permanence dans mon téléphone, si jamais j’ai un doute sur une date. Cela nous permet de mieux planifier les activités, les invitations, les petites sorties… en privilégiant les week-ends où il est là, évidemment. De même, dès que nous recevons une invitation à moyen/long terme – quelque chose d’important comme un anniversaire, un mariage, un baptême – PapaGirls bloque le plus rapidement possible la date pour être certain d’être libre.

On n’a pas le choix, mais au moins, on a un agenda constamment « à jour » pour éviter les mauvaises surprises. C’est dans cette même volonté de planification que nous utilisons un agenda synchronisé partagé, dans lequel on note toutes les activités prévues – y compris celles des filles. Plusieurs applications existent pour se faciliter la vie. Nous utilisons simplement Google Agenda – que je peux gérer aussi bien de mon ordinateur que de mon smartphone.

2. A court terme, on s’organise (beaucoup) et on délègue (un peu)

Le quotidien de notre famille s’organise de semaine en semaine environ. Le dimanche, on regarde l’horaire hebdomadaire de PapaGirls et on s’organise en fonction. J’ai la possibilité de prendre une journée de télétravail par semaine. J’essaie – quand c’est possible – de la prendre quand PapaGirls part tôt le matin. C’est un confort pour les filles de ne pas devoir se lever trop tôt, puisque je suis là pour les conduire à l’école.

Si je dois aller au bureau, je les dépose chez mes parents où elles restent environ 1h avant de partir pour l’école. Si PapaGirls travaille l’après-midi, c’est généralement mon beau-père qui va chercher les Girls à l’école (ou mon Papa fraîchement pensionné). On mesure chaque jour la chance qu’on a et qu’elles ont d’avoir leurs grands-parents si présents dans leur vie. Cela arrive qu’elles aillent à la garderie, le matin ou le soir, mais c’est extrêmement rare, grâce à Papy, Papou, Mamy et Nanou qui adaptent leurs horaires aussi !

3. On voit la vie du bon côté !

Parce que les horaires décalés, c’est aussi particulièrement pratique ! Si PapaGirls commence très tôt par exemple, il est là pour aller chercher les filles à l’école. Et inversement : s’il commence dans l’après-midi ou fait une nuit, il peut aller les conduire le matin. Sans compter qu’il a aussi des jours de repos en semaine. Ce qui me permet de faire « plus d’heures » de mon côté. L’avantage, c’est que PapaGirls sait TOUT faire avec les filles, il s’en occupe souvent seul et extrêmement bien. Et quand je rentre, le dîner est prêt et les courses sont souvent faites… ça n’a pas de prix dans l’organisation quotidienne d’une famille !

Quant aux Girls, comment vivent-elles les choses ?

J’ai envie de dire « bien », car elles ont toujours connu cet horaire décalé. Elles savent que Papa n’est pas toujours là le soir pour le moment de l’histoire et du coucher (mais on lui passe toujours un petit coup de fil), qu’il travaille parfois le week-end ou la nuit et qu’il faut le laisser dormir quand il rentre. Elles acceptent bien les choses, parce que c’est normal pour elles.

Dire que tout est toujours facile serait mentir. Certaines semaines sont plus compliquées que d’autres, surtout quand PapaGirls enchaîne les nuits et donc la fatigue. Ça rejaillit aussi sur les Girls, qui sont comme des éponges. A leur manière, il leur arrive d’exprimer leur frustration ou leur manque. Il y a aussi des soirées plus difficiles où j’aimerais qu’il soit là (mais ça me permet de bloguer quand j’en ai envie :))

Au final, on gère. On prend un jour à la fois et on profite doublement – ou du moins autrement – des moments passés à 4, car on sait qu’ils ne sont pas nécessairement aussi nombreux que dans une famille « classique ».

Et chez vous, comment ça se passe ? Papa ou Maman (ou les 2) est (sont) en horaire décalé ?

 

 

 

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